Au début, c’est anodin… Quand les addictions s’invitent au travail.
Nous sommes nombreux à connaître ces petits gestes pour tenir le coup : un café supplémentaire pour vaincre la fatigue , un somnifère pour trouver le sommeil , ou une soirée bien arrosée pour décompresser après une semaine intense.
Au début, c’est anodin. Puis, sans que l’on s’en rende compte, le corps s’habitue, le geste devient un besoin. C’est souvent là que l’addiction s’installe, discrètement, dans le silence du milieu professionnel.
Le piège des performances et de l’isolement
Les addictions au travail ne commencent pas toujours par une dépendance chimique. Elles sont, dans bien des cas, la conséquence directe de facteurs liés à notre environnement professionnel. Le stress chronique, la pression de performance, l’isolement social ou la surcharge de travail créent un terrain propice où l’on cherche une béquille pour tenir le rythme.
Le piège est que l’addiction ne se limite pas aux substances traditionnelles comme l’alcool ou le tabac. Elle peut concerner les médicaments, les drogues, mais aussi les jeux vidéo ou les jeux d’argent. L’alcool reste toutefois la substance la plus impliquée dans les addictions en milieu professionnel et les accidents du travail.
Agir, c’est identifier les signaux
Le plus grand défi est d’identifier les signes, que ce soit chez soi ou chez un collègue. Ces signaux peuvent se manifester par des changements au niveau des performances (retards, erreurs, baisse de productivité), des comportements (irritabilité, isolement), ou de l’état physique.
En parler, c’est le premier pas pour briser le silence et mettre en place des actions concrètes en interne : sensibilisation, formation, accompagnement et respect de la réglementation. C’est un devoir collectif.
✅ Addictions et travail : en parler, c’est agir !
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